Didier Malotiaux, Ancien, témoignage - EPE La Louvière

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1968, année de contestation pour beaucoup de personnes,…
mais c’est l’année de ma naissance.

J’ai grandi dans une famille catholique pratiquante. Je remercie mes parents, qui s’en sont allés, pour les notions d’amour, de partage et de service qu’ils m‘ont appris.

La porte était toujours ouverte à la maison et la cuisine était la pièce centrale,  où n’importe qui pouvait trouver une présence et un réconfort autour de la table.

Vers l’âge de 14 ans, le responsable « louveteau » (Scout) de ma commune m’a demandé de rejoindre une équipe d’animateurs d’enfants de 8 à 12 ans.  A partir d’ici, je peux affirmer que ma route venait de rejoindre celle de notre Seigneur mais je n’en savais encore rien.

Lors d’un camp dans la région de Chimay, j’ai ressenti en moi un profond désir d’être seul et de m’adresser à Dieu non pas comme on me l’avait appris mais en remerciant le Seigneur pour chaque jour passé en Sa présence et en Lui exposant mes craintes pour l’avenir.
 
Des années passées comme animateur j’ai retenu un texte de François d’Assise :

« Ta misère regarde le Seigneur, les autres attendent ta joie ! »

Ensuite une prière dont chaque mot était pour moi pensé et réfléchi :

« Seigneur Jésus, Toi qui m’aimes si tendrement.
Donne-moi la grâce d'aimer comme Toi.
Rends mon cœur joyeux pour chanter Tes merveilles,
Mes mains habiles pour servir,
Mes yeux très doux pour consoler,
Et mes oreilles toutes attentives à T’écouter.
Accorde-moi de vivre toujours de mon mieux. »

Comme me le dira plus tard un collègue, notre Seigneur agissait en moi et les prêtres où j’allais à la messe avec mes parents l’avaient ressenti aussi. A plusieurs reprises, ils m’ont poussé à entrer dans les ordres.  J’ai donc quitté cette communauté pour l’église paroissiale où le samedi soir je pouvais être en paix. Assez vite le curé m’a proposé de lire des passages du Nouveau Testament durant la messe. Pour moi, c’était un grand bouleversement que de lire la Parole du Seigneur devant les fidèles.

Vers 21 ans, j’ai rejoint le comité de paroisse et pour la deuxième fois de ma vie, un grand changement allait intervenir. Je n’étais plus en accord avec l’Eglise Catholique Romaine.

Je restais confiant dans le Seigneur, mais je voulais trop réformer l’église où j’étais et toutes mes idées étaient refoulées.  

Le Seigneur mit sur mon chemin mon épouse, Ingrid, protestante. Christ m’a ouvert les yeux, j’ai réalisé que la réforme avait déjà eu lieu.

J’aimerais partager une citation de Rabindranàth  Tagore qui m’a marqué  et me touche encore
:

« Je dormais  et je rêvais que la vie n'était que joie.
Je m'éveillai  et je vis que la vie n'est que service.
Je servis et je compris que le service est joie. »


Enfin notre Seigneur est le bon Berger qui s’occupe de son troupeau et je vous laisse le Psaume 23 comme je l’ai reçu adolescent.

Didier Malotiaux


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